Le logement est revenu ces derniers jours au cœur du débat politique national. Pour Freddy Grzeziczak, Président de l’OPAL, c’est l’occasion de rappeler combien cet enjeu doit rester une priorité, au-delà des échéances et des débats politiques.
Se loger, payer ses charges, vivre correctement chez soi.
Pour une famille, un jeune, un salarié ou une personne âgée, la politique du logement ne se résume pas à des dispositifs ou à des objectifs nationaux.
Elle se mesure beaucoup plus concrètement.
Puis-je trouver un logement correspondant à mes revenus ? Puis-je payer mon loyer et mes charges ? Mon logement est-il correctement isolé ? Comment supporter les périodes de fortes chaleurs ? Puis-je trouver un premier logement lorsque je commence mes études ou ma vie professionnelle ? Pourrai-je rester chez moi lorsque je vieillirai ?
C’est à partir de ces questions que Freddy Grzeziczak souhaite replacer le débat.
« Le logement n’a pas besoin de slogans. Il a besoin d’actes. »
Dans l’Aisne, agir plutôt que commenter
Avec plus de 14 000 logements répartis dans 130 communes et 26 000 locataires, l’OPAL est quotidiennement confronté à ces réalités.
L’action de l’Office se traduit sur plusieurs fronts : entretenir et réhabiliter le patrimoine existant, améliorer les performances énergétiques des logements, produire une offre nouvelle lorsque les besoins existent, accompagner les jeunes dans l’accès au logement, adapter les logements au vieillissement et préparer le patrimoine aux effets du changement climatique.
Autant de sujets qui ont un point commun : ils touchent directement au quotidien et au pouvoir d’achat des habitants.
Car une meilleure performance énergétique, ce n’est pas seulement un objectif environnemental : ce sont aussi des consommations que l’on cherche à réduire.
Adapter un logement au vieillissement, ce n’est pas seulement répondre à une évolution démographique : c’est permettre à une personne de rester chez elle plus longtemps et dans de meilleures conditions de sécurité.
Préparer les logements aux étés de plus en plus chauds, ce n’est pas seulement parler d’adaptation climatique : c’est chercher des solutions pour éviter que chacun ne subisse des températures difficilement supportables chez soi.
Et proposer des logements aux jeunes, ce n’est pas seulement parler de «parcours résidentiel» : c’est permettre à un étudiant ou à un jeune actif de trouver un logement qu’il peut payer.
Les débats nationaux doivent produire des réponses locales
Les lois, les normes et les dispositifs qui organisent la politique du logement peuvent naturellement évoluer et faire l’objet du débat démocratique.
Pour l’OPAL, la question déterminante reste cependant celle de leur efficacité concrète : permettent-ils aux acteurs du logement de construire lorsque cela est nécessaire, de réhabiliter davantage, d’adapter les logements et de proposer une offre accessible correspondant aux besoins réels des territoires ?
La politique du logement ne peut par ailleurs être portée par les bailleurs seuls. Elle nécessite une action collective avec l’État, les collectivités, les élus et les partenaires locaux.
Dans un département comme l’Aisne, les réponses doivent tenir compte de réalités très différentes selon les communes, les bassins de vie et les besoins de leurs habitants.
« Notre responsabilité est d’agir aujourd’hui »
C’est cette différence entre le temps du discours et celui de l’action que Freddy Grzeziczak souhaite aujourd’hui mettre en avant :
« On peut toujours promettre de faire demain. Notre responsabilité, à nous, est d’agir aujourd’hui. Les habitants attendent d’abord de pouvoir se loger correctement, de maîtriser autant que possible le coût de leur logement et de disposer d’un habitat adapté à leur vie. Et c’est sur ces résultats que nous devons être jugés. »
Le retour du logement au premier plan du débat national constitue donc une opportunité.
À condition que les mots soient suivis d’actes.